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 Islam et médecine

2/11/2008


Islam et médecine


« Ô hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la Résurrection, sachez que c’est Nous qui vous avons tirés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une adhérence, puis d’un embryon dont une partie est déjà formée et une autre non encore formée. C’est ainsi que Nous vous donnons une idée de Notre puissance. Nous maintenons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu’au terme fixé, pour vous en faire ensuite sortir à l’état de bébé, et vous atteindrez ainsi plus tard votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent encore jeunes, tandis que d’autres arrivent jusqu’à l’âge de la décrépitude au point de ne plus se souvenir de ce qu’ils savaient. Ne vois-tu pas aussi comment la terre desséchée reprend vie, dès que Nous l’arrosons de pluie pour se gonfler et se couvrir de toutes sortes de couples de plantes luxuriantes ? » Le Coran, Sourate 22, Le Pèlerinage - Al-Hâjj, verset 5.

« Il vous a créés d’un seul être (Adam) dont Il a ensuite tiré sa compagne. Il a mis à votre service huit sortes de bestiaux en couples. Il vous crée dans le sein de vos mères (le ventre maternel) où vous subissez des transformations successives dans les ténèbres d’une triple membrane (le placenta, l’utérus et le ventre maternel). Tel est Dieu, votre Seigneur à qui appartient l’Univers. Il n’y a d’autre divinité que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner de lui ? » Le Coran, Sourate 39, Les Groupes – Az-Zumar, verset 6.

Médecine et chirurgie

La pratique de l’Islâm et la recherche scientifique se confondent. L’une ne subsistant pas sans l’autre.

A. Hahn et P. Dumaitre ont affirmé, à l’Ecole de Salerne et surtout depuis le XIVème siècle, que les Arabes restent les maîtres incontestés dont nul n’a l’idée de secouer le joug.

Très exigeants, les musulmans avaient mis l’accent sur les examens que doivent passer les médecins afin de pouvoir exercer leur métier. La médecine et la pharmacie étaient sous le contrôle de l’Etat, sous la responsabilité d’un fonctionnaire de l’Etat (le Muhtasib) qui veillait aux infractions.

Pour A. Ventura et F. Gabrieli, le Canon (Al-Qânûn) d’Ibn Sînâ reste un livre de référence en médecine du monde occidental jusqu’au XVIIIème siècle. Le livre d’Ibn Sînâ jouit d’un grand prestige.

W. Durant affirme dans son livre, « Histoire de la Civilisation. La Civilisation Islâmique. », que « les Musulmans créèrent les premiers dispensaires et boutiques d’apothicaire, fondèrent la première école de pharmacie. On pourrait difficilement améliorer aujourd’hui leurs instructions pour le traitement de la petite vérole et de la rougeole. On pratiquait l’anesthésie par l’inhalation dans certaines opérations chirurgicales. Le haschich et d’autres drogues servaient à pratiquer un profond sommeil.
L’Islâm guidait le monde en ce qui concerne l’équipement et la qualité de ses hôpitaux. Le premier et le plus célèbre hôpital est fondé à Damas en 706 (alors que ce n’est qu’au XVème siècle que l’on innove en Europe avec la nomination d’un médecin dans un hôpital, qui n’a d’hôpital que le nom, à Leipzig en 1517 et à Paris en 1536) ; puis trente-quatre hôpitaux furent établis à cette époque. L’hôpital avait un corps de vingt-quatre médecins et l’enseignement médical était assuré surtout dans les hôpitaux (G. Lestrange « Baghdad during the Abbasid Caliphate »).
Personne ne pouvait pratiquer la médecine sans passer un examen et recevoir un diplôme d’Etat. Les pharmaciens, les chirurgiens et les orthopédistes étaient aussi soumis à la réglementation. Quotidiennement, des visites médicales étaient organisées dans les zones rurales et les prisons. Des hôpitaux psychiatriques soignaient même les aliénés. »

H. Boerhaave, médecin néerlandais, introduit en territoire chrétien l’enseignement au lit du malade. Il suit des études de philosophie à Leyde (Leyde), de médecine, de chimie et de botanique en 1690. Dans cette ville il dévore et adopte les traités arabes sur ces disciplines. Il faut rappeler que la ville de Leyde était un grand centre d’impression d’ouvrages scientifiques musulmans, une grande partie des manuscrits y est toujours conservée à la Bibliothèque Nationale et Au musée de Leyde.
En 1693 H. Boerhaave est diplômé en médecine dans la même ville, Leyde. En 1701 il y est nommé maître de conférences sur la théorie de la médecine. En 1709 il devient professeur de médecine et de botanique.
En créant un hôpital et en introduisant la méthode clinique d’Ar-Râzi et d’Ibn Zuhr dans l’éducation médicale, H. Boerhaave imite les musulmans. Il va publier des ouvrages qui feront sa notoriété.
En tout, neuf siècles auront été nécessaires aux chrétiens afin de joindre la pratique à la théorie. En effet, des idées et un mode de vie « révolutionnaires » ne s’inculquent pas à une société endormie dans l’ignorance et sous le despotisme religieux.
La quasi totalité des musulmans avaient quant à eux reçu une solide formation dans les sciences nommées traditionnelles telles que la théologie, le Droit, les sciences du Hadîth, les Belles-Lettres, avant de se distinguer dans les diverses disciplines scientifiques qu’ils inventèrent (Perron, « La Médecine du Prophète » et E. Verrier « De l’Influence du Qur’an sur le Progrès des Sciences Médicales »).
Les maîtres incontestés de la médecine sont Ar-Râzi, Ibn Sînâ, Ibn Zuhr, A. Ibn Al-`Abbâs Al-Majûsî et en chirurgie Abû Al-Qâsim Az-Zahrâwî, puis viennent d’autres grandes figures qui contribuent à la genèse de ces sciences de la santé. Ces hommes sont les plus grands médecins de l’Histoire, non seulement dans la Civilisation de l’Islâm, mais aussi de toutes les sociétés. Ils sont universels et rares sont les hommes qui inventent et développent des disciplines scientifiques qui deviennent le fondement du progrès social. Plus rare encore l’homme qui est la cause de leur émanation !

Avant la Révélation de l’Islâm, la vraie seule religion, il n’y avait que mythologies, superstitions et obscurantisme…

Libellés : Islam, recherche, science, vérité

posted by Yaseen @ 7/28/2007 08:04:00 PM

source : http://ya-sin.blogspot.com

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