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 La polyarthrite en deuxième position après l’hypertension

19/11/2008

VIIIes JOURNÉES NATIONALES DE RHUMATOLOGIE
La polyarthrite en deuxième position après l’hypertension

 

Polyarthrite rhumatoïde, ostéoporose, lombalgies, goutte, arthroses... Autant de maladies rhumatoïdes communes et très fréquentes, et surtout invalidantes. Elles «rongent» une énorme part du budget de la santé publique.
Wassila Z. - Alger (Le Soir) - Pourtant, dépistées précocement, ces maladies sont, souvent, facilement traitables. C'est dans le but de sensibiliser et de vulgariser ce genre de pathologies que la Ligue algérienne antirhumatismale organise, depuis hier à Alger, les journées nationales de rhumatologie. Plusieurs rhumathologues nationaux et internationaux, des associations et autres experts ont participé à cette manifestation scientifique. Pr A. Ladjouze Rezig, présidente de la Ligue algérienne antirhumatismale, estime «que le diagnostic précoce permet de meilleurs soins. Dans la polyarthrite, le plus important c'est le diagnostic », expliquera-t-elle. Cette maladie affecte le patient de plusieurs façons. Interrogée sur la prévalence de cette maladie, Pr Ladjouze affirme qu'il n'y a pas de statistiques fiables. «On n'a pas réuni l'épidémiologie totale. Il faut faire une étude multicentrique » pour évaluer le taux exact. Cependant, la prévalence est estimée entre 0,8 à 2 % en Algérie, selon les dernières données. Ce qui place la pathologie en deuxième position après le HTA, d'après l'oratrice. Des traitements existent et réduisent les complications de la maladie. Un traitement existe De nouvelles données dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde, qui est une maladie inflammatoire et invalidante qui conduit à des articulations raides, enflées et douloureuses, ont été présentées lors de ces journées. Par le passé, «la polyarthrite était chronique, déformante et ankylosante». Les patients touchés par ce type de pathologie ont une durée de vie réduite de cinq ans, et souffrent de plusieurs complications. Des complications dues à la maladie, mais également aux traitements prescrits, selon Pr Ladouze. Grâce aux nombreuses découvertes scientifiques, on parle actuellement de polyarthrite chronique. En parlant de maladie chronique, cela nous amène à parler de la prise en charge des malades. Les traitements existent, mais leurs coûts restent très élevés. En Algérie, les professionnels de la santé «n'utilisent les nouvelles molécules qu'après avoir évalué leurs retombées en Occident», estime la présidente de la Ligue. On parlera d'un traitement efficace «Mabthera» qui est déjà disponible en Algérie. Pas très coûteux mais non prescriptible à tous les patients. Le traitement exposé hier, par un spécialiste français «améliore la réponse du malade à l’arthrite rhumatoïde avec une réduction de 70 % des symptômes à l’issue de trois cures successives du traitement». Les professionnels de la santé qualifient cette avancée «d’exceptionnelle ». Aussi, un traitement prolongé avec Mabthera a clairement démontré une amélioration des symptômes pour les patients souffrant d’arthrite rhumatoïde. Il s'agit de «la seule thérapie qui a démontré une réduction du dommage de la structure de l’articulation ». Les dommages causés au niveau des articulations sont considérablement réduits. Une assurance pour les patients. Sachant que l’arthrite rhumatoïde exige des traitements qui sont à la fois efficaces et sûrs durant une longue période, estiment les rhumatologues. Plusieurs thèmes sont traités lors de ces journées, dont les travaux prennent fin aujourd'hui.

Category : MALADIES RHUMATISMALES | Write a comment | Print

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