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 «Unis pour changer le diabète»

19/11/2008

 JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA MALADIE (15 nov.08)
«Unis pour changer le diabète»

 

La Journée mondiale de lutte contre le diabète a eu un grand écho cette année. Un week-end durant, ils étaient nombreux à s’impliquer dans les activités de sensibilisation à cette pathologie. Initié par le laboratoire danois, Novo Nordisk, le village des diabétiques «Unis pour changer le diabète» aura rassemblé des centaines de personnes sur l’esplanade de l’office Riadh-El- Feth. Explorons le village.
Wassila Zegtitouche - Alger (Le Soir) - Le diabète est l’une des maladies chroniques les plus courantes chez les enfants. Le thème de la campagne de cette année «Le diabète chez les enfants et les adolescents » a intéressé plus d’un. La campagne, cette année, passe par une meilleure compréhension des habitudes de vie et des mécanismes biologiques favorisant le diabète. Malgré les pluies enregistrées dans la soirée de mercredi à jeudi, les organisateurs ont redoublé d’efforts pour monter le village du diabétique. Ce dernier est organisé en plusieurs espaces, aménagés en ateliers de sensibilisation au diabète et à l’importance de la pratique d’un sport pour mieux gérer la pathologie. «L’objectif de ces deux journées est de lutter, ensemble, dans un esprit de communauté, contre le diabète», estime M. Jean- Paul Digy, directeur général de Novo Nordisk-Algérie. Il expliquera que «ce village est conçu pour éduquer adultes et enfants, tout en fournissant des moyens uniques et actifs d’apprentissage du diabète». Plusieurs activités ont été planifiées pour cette journée. Une manière de renforcer l’action de sensibilisation. Ainsi, médecins et diabétologues étaient présents au village pour expliquer que le diabète de l’enfant est encore méconnu et son importance sous-estimée. Souvent, la gravité des risques et ses complications sont ignorées et sous-estimées.
Pour mieux comprendre le diabète
Chaque jour, des centaines d’enfants sont reconnus porteurs du diabète de type 1, exigeant l’injection de doses quotidiennes d’insuline et le contrôle de leur glycémie. L’absence de diagnostic précoce du diabète de l’enfant peut être fatale ou entraîner des complications cérébrales importantes, rappellera le directeur général de Novo Nordisk. A cet effet, un atelier de dépistage a vu défiler à longueur de journée de jeudi des centaines de personnes. Ces dernières ont bénéficié d’un dépistage gratuitement et prises en charge par une équipe spécialisée. Ainsi, les ateliers diététiques, éducation et activités ludiques, gérés par des spécialistes en endocrinologie, diabétologie et ophtalmologie, auront permis aux visiteurs d’obtenir les conseils, informations et orientations nécessaires concernant la maladie comme le fait de promouvoir des styles de vie saine afin de prévenir le diabète de type 2 chez l’enfant et réduire l’acidocétose. Le président de la Société algérienne de diabétologie, le Pr Khalfa, à l’occasion, a mis l'accent sur le rôle des médecins, des spécialistes et de la société civile en matière de sensibilisation en vue d'une meilleure prise en charge des personnes atteintes de diabète. «Des programmes de prévention sont élaborés par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière », mentionnera, au passage, la représentante de ce département. De ce fait, la prise en charge des malades est ainsi assurée à travers des Maisons du diabète, créées dans toutes les wilayas du pays. Enfin, dans le but d’une réduction de la mortalité infantile liée au diabète «la mise en place d’une clinique mobile permettant de soigner les enfants atteints, sillonnera sillonnera le pays très prochainement». C’est, du moins, l’objectif de Novo Nordisk.
5000 cas de diabète infantile à Alger
Sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires, facteurs génétiques sont autant de facteurs «incriminés » dans l’augmentation du taux de diabète infantile. On apprendra que 5 000 enfants atteints du diabète ont été recensés au niveau d'Alger, selon le Pr Farida Menadi Lacete, chef d’unité diabétologie au CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet) et présidente de l’Association des diabétiques d'Alger. Cette dernière précisera que près de «80 % de ces enfants sont traités dans le secteur public et 20 % dans le privé». En outre, 10 % des nouveaux cas de diabète chez l'enfant sont recensés chaque année, dont 800 nouveaux cas de diabète infantile dans le seul hôpital Parnet. Il faut savoir que 3 à 4 nouveaux cas sont diagnostiqués mensuellement. Hormis les facteurs héréditaires et environnementaux, le Dr Lacete abordera le dysfonctionnement dans l'alimentation de la mère durant la grossesse. «L'état de ces malades requiert une trithérapie, à savoir le contrôle de la glycémie, l'utilisation de l'insuline et l'incitation des enfants à la pratique du sport», dira la spécialiste. Elle rappellera les signes précurseurs évidents dans le diabète infantile. Ainsi, une fréquente envie d’uriner, une soif excessive, la perte de poids et la fatigue «sont parfois totalement ignorés», et le diabète est ainsi confondu avec la grippe ou reste non diagnostiqué. Pour sa part, Jean-Paul Digy affirme que le nombre de diabétiques à travers le monde a atteint 250 millions. Un nombre susceptible d’augmentation dans les années à venir. Les pays en développement viennent en tête de liste, avec 80 % de cas en Afrique uniquement. M. Didy mettra l’accent sur l’impératif du diagnostic précoce, pour un meilleur traitement de la maladie. Selon ce dernier, «90 % des diabétiques courent le risque d'une amputation, alors que seulement à 6 % sont bien soignés». Evoquant le coût du traitement, M. Digy rappellera que «le plus coûteux reste la prise en charge».
Encourager l’activité physique
Comment l'activité physique quotidienne peut-elle nous prémunir, voire nous guérir, de maladies telles que l'obésité et le diabète. Dans ce sens, le Pr Mansour Preuri a insisté sur la la lutte contre les facteurs aggravants comme l'obésité, la sédentarité et l'alimentation riche en lipides, en glucides et en protéines. Au sein de l’atelier réservé à l’activité physique, le Dr Hamoudi, spécialiste en médecine du sport au CNMS d’Alger, était présent pour prodiguer ses conseils. Il faut savoir que la pratique sportive quotidienne permet non seulement d'éviter l'apparition de maladies telles que le diabète, mais aussi de contrecarrer les effets de la maladie déjà déclarée. L’activité physique exerce une action positive sur l’organisme de l’enfant diabétique, tout en participant à la régulation de son équilibre psychologique. Le stress est ainsi banni, renforçant la confiance en soi et facilitant l’intégration sociale. Et, afin d’encourager l’activité physique. Khiar Mustapha, diabétique de 54 ans, insulino-dépendant depuis 20 ans, expose avec beaucoup de fierté, trophées et attestations. Ayant participé à plusieurs marathons en Algérie et à l’étranger, détenteur de plusieurs titres, Mustapha a voulu «prouver que la maladie ne constitue pas un handicap pour la pratique du sport». Un exemple à suivre ! Enfin, «une marche symbolique» sur un circuit de 2 km était prévue durant la journée de vendredi. La participation était ouverte à tous.
W. Z.

 

Source : http://www.lesoirdalgerie.com

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