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 Stress et pessimisme : deux fléaux

8/12/2008

Stress et pessimisme : deux fléaux

Le stress fait vieillir prématurément, il est responsable de nombreuses maladies et il peut ruiner toute une vie.
Les personnes âgées qui voient la vie du bon côté vivraient plus longtemps que celles qui sont pessimistes, selon une étude menée aux Pays-Bas. Plus particulièrement, le risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire serait réduit de 23% chez les plus optimistes comparativement aux pessimistes.
Dans le cadre d’une étude de grande envergure sur le bien-être des aînés aux Pays-Bas, une équipe de chercheurs néerlandais a tenté de vérifier l’effet de l’optimisme sur leur longévité. Pour les besoins de l’analyse, les auteurs ont distribué un questionnaire à 941 personnes âgées de 65 à 85 ans et ont recueilli des données tirées de leur dossier médical. Au cours des neuf années qu’a duré le suivi, 397 personnes sont décédées. Les renseignements fournis portaient sur la santé, l’estime de soi, l’état d’esprit, l’optimisme et les relations interpersonnelles. Les sentiments éprouvés au quotidien ainsi que les attitudes générales face à la vie et à l’avenir déterminaient le taux d’optimisme de chaque participant. Les facteurs sociodémographiques et les habitudes de vie de chaque individu ont été pris en considération dans l’analyse des résultats. Au cours de la période de neuf ans, le risque de mourir, toutes causes confondues, était deux fois moins élevé (55%) chez les aînés les plus optimistes que chez les plus pessimistes. Ce taux est en grande partie attribuable à une diminution de 23%, observé chez les plus optimistes, du risque de décès causé par un trouble cardiovasculaire. Parallèlement, les chercheurs ont observé que l’effet protecteur de l’optimisme était plus prononcé chez les hommes que chez les femmes, peu importe la cause potentielle de décès. La nature du lien entre optimisme et longévité n’a pu être établie, mais les chercheurs ont noté que le pessimisme était associé à une augmentation du risque ou de la progression de maladie. Les auteurs soulignent que de nombreuses études ont porté sur les liens entre la dépression, l'optimisme, la santé et les causes de mortalité. Certaines d’entres elles ont déjà établi un lien favorable entre l’optimisme et l’espérance de vie, mais selon eux, peu visent l’analyse de l’effet de l'optimisme sur la longévité spécifiquement chez les aînés.

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