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 Etude internationale sur les aliments et cancer : Ce qu’il faut éviter de manger

27/2/2009

charcuterie

Etude internationale sur les aliments et cancer : Ce qu’il faut éviter de manger

Manger équilibré, cela veut dire qu’il faut manger des légumes, croquer des fruits, limiter les matières grasses, etc. Mais pourquoi est-il si important d’avoir des repas variés et équilibrés ? Parce que c’est le meilleur moyen d’éloigner de nombreux maux : cancer, problèmes cardiovasculaires, obésité, diabète…

Depuis plusieurs années, les antioxydants sont ultra-médiatisés. Ils semblent être la panacée en matière de santé : on leur prête toutes les vertus, de la protection contre les maladies cardiovasculaires à la prévention de certaines pathologies. Des études menées à travers le monde depuis des années ont montré que pour préserver son cœur et ses vaisseaux, les antioxydants sont des alliés essentiels. Ils permettent de lutter contre les radicaux libres qui attaquent les cellules cardiaques. Ils empêchent aussi l’oxydation des graisses très nocive pour les vaisseaux.

La plus grande étude internationale sur les aliments et le cancer, publiée en avril 2008 et menée par un groupe d’experts internationaux qui a examiné les liens entre alimentation et cancer à partir de 7000 études, plaide pour la consommation de fruits et légumes, la limitation des aliments hypercaloriques, la consommation surtout de végétaux, être physiquement actif au quotidien, pas de compléments alimentaires, oui à l’allaitement. Cette étude a montré que les bonnes habitudes nutritionnelles entraînent une baisse du risque d’avoir un cancer sans toutefois l’annuler, tout en précisant que la prévention est dans l’assiette.

Le travail réalisé par ce groupe d’experts a abouti à une série de recommandations, limitant la consommation de viande rouge (pas plus de 500g par semaine, éviter carrément les charcuteries, augmenter les apports en légumes (au moins 400 g par jour) et pratiquer au moins 30 minutes quotidiennement d’exercice physique. Ces recommandations sont affinées selon l’organe qui peut être touché par la maladie, à savoir le cancer. L’étude énumère les grands ennemis de l’organisme, à savoir le sel, les charcuteries, la viande rouge, l’alcool, le tabac, et les vertus des fruits et légumes, et des végétaux d’une manière générale pour assurer une prévention des cancers du côlon rectum, de la prostate, de l’estomac, du sein, du poumon, foie et œsophage.

Ainsi, il est démontré que l’alimentation est l’une des causes de l’apparition des cancers (estimée à 30%). Par ailleurs, des chercheurs italiens, auteurs d’une étude récente, ont exhorté de suivre un régime alimentaire strict appelé « le régime méditerranéen » qui est associé à une réduction significative des risques de mortalité. Ils ont précisé que ce genre de régime peut réduire la mortalité générale et celle provoquée par les maladies cardiovasculaires ainsi que l’incidence de maladies chroniques telles que le cancer et les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Le régime méditerranéen en général, celui des populations des bords de la Méditerranée en particulier, fait une large place à l’huile d’olive, les fruits, les céréales, les noix, les légumes, le poisson en limitant en revanche la consommation de viande, de produits laitiers et d’alcool.

Il est admis depuis des années que chacune des composantes de ce régime est bonne contre les maladies cardiovasculaires et les maladies chroniques dégénératives, mais on n’avait jamais fait un point sur l’impact d’un suivi global du régime, selon les chercheurs. Une équipe de l’université de Florence (Italie) conduite par le Dr. Francesco Sofi, dont les travaux ont été publiés vendredi en ligne par le British Medical Journal, a rassemblé les données fournies par 12 enquêtes internationales couvrant au total la période allant de 1966 à juin 2008 et incluant plus de 1,5 million de participants, dont les habitudes alimentaires et la santé ont été suivies pendant des périodes allant de 3 à 18 ans. Ils les ont classées en donnant une note de 1 à la consommation de produits inclus dans le régime méditerranéen, de 0 à celle des autres, et ont établi qu’un niveau d’adhésion élevé au régime méditerranéen était associé à une réduction significative des risques de mortalité. Ainsi, une hausse de 2 points dans le suivi d’un régime méditerranéen va de pair avec une baisse de 9% de la mortalité générale et de la mortalité par maladie cardiovasculaire, de 13% des incidences des maladies de Parkinson et Alzheimer et de 6% des incidences de cancer.

 

Par Djamila Kourta

Source : http://www.elwatan.com

 

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