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 CANCER DU FOIE

9/4/2009

CANCER DU FOIE

Dans nos régions, le cancer primitif du foie (encore appelé carcinome hépato-cellulaire) qui se développe aux dépens du parenchyme hépatique se manifeste chez les cirrhotiques soit lors de cirrhoses éthyliques, mais également dans certains cas d'hépatites (HEPATITE B et C en particulier, et d'HEMOCHROMATOSE voir ces termes.)
Chez un cirrhotique, le dépistage d'un cancer primitif doit se faire plusieurs fois par an.( l'échographie étant l'examen complémentaire princeps, pouvant être éventuellement completé par une IRM ) .
En cas de découverte de nodules suspects, une biopsie échoguidée pourra confirmer le diagnostic, après avis de l'équipe soignante.
Certains facteurs de risques existent
-L'âge supérieur à 55 ans
-le sexe masculin
-la gravité de la cirrhose
- la cause de la cirrhose : Le risque étant plus élevé en cas de cirrhose alcoolique, d'une cirrhose due à une hépatite virale ou à une hémochromatose.
-l'augmentation basale de la concentration sérique de l'alpha-foetoproteine.

Par contre, le cancer secondaire est beaucoup plus fréquent. Il s'agit d'un cancer métastatique, c'est-à-dire que le foie est le siège de lésions cancéreuses qui ont une origine extra-hépatiques (très souvent d'origine digestive: estomac, intestin) .

SYMPTOMES :
Le cancer primitif se manifeste par:
- un gros foie douloureux qui augmente rapidement de volume;
- l'état général est constamment altéré: amaigrissement spectaculaire, perte d'appétit totale, fièvre pratiquement constante;
- de nombreuses complications existent, en particulier hémorragiques.

Le cancer secondaire métastatique se manifeste par:
- un gros foie dur et irrégulier qui s'accompagne de pesanteur sous-costale droite;
- l'état général est altéré.

Parfois, c'est l'examen systématique qui fera découvrir ce cancer secondaire quand on aura la notion certaine du cancer primitif.

Au contraire, la découverte de ce cancer secondaire fera rechercher le cancer primitif par des examens radiologiques du tractus digestif en particulier.

Les principaux cancers primitifs sont:
- le cancer du tube digestif
- le cancer du poumon
- le cancer du sein.

TRAITEMENT :
Dans les deux cas le traitement est extrêmement difficile
Voir CANCER HEPATO-CELLULAIRE .
METASTASES HEPATIQUES
CANCER SECONDAIRE DU FOIE


* Pour avoir la liste des ASSOCIATIONS concernant cette maladie TAPER : CANCER ASSOCIATIONS


METASTASES

Présence dans un point d'un organisme d'une lésion analogue à une autre lésion située dans un autre point, cette dernière étant la lésion originelle.

Par exemple une lésion cancéreuse pourra envoyer soit par voie sanguine soit par voie lymphatique des cellules malades qui iront coloniser d'autres organes ; exemple : un cancer de la prostate "essaime" volontiers dans le squelette ou le poumon.

Parfois la lésion secondaire (métastase) sera découverte avant la lésion primaire et son analyse anatomo-pathologique (microscopique) pourra permettre parfois de savoir le point originel de la maladie.
Par exemple : l'examen anatomo-pathologique d'une métastase cérébrale (qui aura donné des signes cliniques en tant que tumeur cérébrale, par une crise d'épilepsie par exemple) permettra de connaître le point de départ d'une lésion cancéreuse encore muette cliniquement (le rein par exemple) et de mettre en oeuvre les examens nécessaires à la découverte de la tumeur "mère" et de la traiter.

Souvent se sont les ganglions qui sont les premiers relais de l'essaimage d'une lésion cancéreuse (voir ADENOPATHIE ) dans le territoire satellite de la tumeur.

La survenue de métastases n'empêche aucunement le traitement de la lésion originelle avec succès.
Par exemple, la découverte d'une adénopathie cancéreuse fera pratiquer par le chirurgien un curage ganglionnaire de tout le territoire satellite de la région originelle, elle-même extirpée dans le même temps opératoire.
C'est l'examen anatomo-pathologique (microscopique) extemporané qui permet cette décision opératoire.
Le chirurgien, pendant l'intervention chirurgicale, extirpe une série de ganglions du territoire risquant d'être atteint. Et l'anatomo-pathologiste examine immédiatement au microscope, dans un local voisin, la pièce opératoire, cela pendant l'intervention. Son diagnostic immédiat permet au chirurgien de prendre la décision opératoire optimale.

METASTASES HEPATIQUES

 Les cancers digestifs et en particulier le cancer colo-rectal ainsi que le cancer du sein, peuvent être à l'origine deMETASTASES (Voir ce terme) hépatiques, que certaines équipes de chirurgie et de radiologie interventionnelle de l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif ont traité par l'utilisation de radiofréquences percutanées.
Certes la chirurgie conventionnelle peut être utilisée dans l'ablation de certaines métastases hépatiques, d'autant que des traitements d'induction ( comme l'irinotécan) permettant la réduction de la taille des métastases inopérables, les rend réséquables.

Il est parfois possible de rendre réséquables certaines métastases à priori non réséquables en pratiquant une embolisation portale sur la partie du foie atteinte de métastases
Cette technique permet la destruction ou la diminution des métastases rendant alors possible une réséquetion ultérieure.

Cependant, une nouvelle technique vient d'être évaluée et semble pleine de promesses pour l'avenir, mais bien entendu elle ne peut être proposée systématiquement pour toutes les métastases hépatiques;
Seul le médecin est apte à savoir si cette technique peut s'appliquer à un patient déterminé
(Si cette technique n'est pas utilisable la chimiothérapie a fait cependant un grand progrès grâce à l'utilisation de l'oxaliplatine qui permet dans certains cas de faire régresser des tumeurs jusque là considérées comme non réséquables.)

La nouvelle technique par radio fréquence consiste à détruire ces métastases par plusieurs séances de radiofréquence sous guidage tomodensitométrique ultrasonore,
grâce à une électrode implantée au centre de la tumeur.

L'électrode est placée a l'extrémité de l'aiguille
Cette aiguille peut être implantée par voie percutanée ou directement dans le foie lors de l'intervention chirurgicale.
La température au bout de l'électrode peut atteindre 100°.
Les tissus tumoraux détruits sont remplacés par du tissu fibreux.

Pour l'instant ont été traitées les métastases de 10 à
35 mm de diamètre.

Les résultats semblent encourageants, plusieurs malades sont toujours vivants sans tumeur après ce traitement

Certes, cette technique qui utilise un générateur de 100 watts, demande encore à être précisée et l'étude préliminaire demande à être poursuivie de façon plus importante.
.
Aucune complication hormis quelques brûlures cutanées n'a été notée, chaque séance durant en moyenne 15 à 20 minutes.
De nouvelles électrodes permettent de traiter maintenant des métastases de plus grand diamètre.

Cette technique peut être associée à une hépatectomie partielle
(ablation d'une partie du foie) en détruisant les éventuelles métastases restant dans la partie du foie, qui est conservée.

Les métastases de cancers digestifs autres que colo-rectaux
( estomac, pancréas, duodénal) ne se prêtent qu'exceptionnellement à un traitement chirurgical

Des Italiens le Pr Tazio Pinelli et le Pr Aris Zonta ont effectué un essai très original sur un malade en phase terminale présentant un foie métastatique après un cancer colique.
Ils ont extraient le foie puis l'ont irradié dans un réacteur nucléaire pendant onze minutes avant de le réimplanter au malade.
Trente cinq minutes se sont écoulées entre l'extraction et la réimplantation.
Au dixième jour les métastases avaient disparues et selon le chercheurs avaient été remplacées par du tissu sain.
L'avantage de cette méthode révolutionnaire est qu'aucune métastases ne peut échapper au traitement.
Il reste à connaître l'influence de ce traitement radiothérapique sur les voies biliaires qui risquent d'être le siège de réaction
sclérosante obstructives.
Le seul malade ainsi traité se porte bien après un an.


Les renseignements fournis par cette encyclopédie médicale rédigée uniquement par des médecins ne sont qu'informatifs et ne peuvent en aucun cas remplacer le diagnostic fait par un médecin après examen du malade. Notre vocation est d'informer et d'expliquer et non de nous substituer au médecin.
© Dr Ammerich 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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