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 Chimiothérapie : Précautions à prendre

9/4/2009

Chimiothérapie : Précautions à prendre

Ce que vous souhaitez savoir sur la Chimiothérapie :
Quels sont les effets secondaires possibles (1) ?

N’importe quel médicament peut produire des effets secondaires, variables d’un individu à l’autre.
Certains effets secondaires peuvent s’avérer graves s’ils ne sont pas traités rapidement. D’autres sont tout simplement désagréables.
Il est important que vous sachiez à quoi vous attendre lorsque vous prenez un médicament et vous devez faire part des effets secondaires à votre médecin.

Demandez à votre médecin qu’il vous explique à quel moment vous éprouverez des effets secondaires.
Certains effets secondaires apparaissent dès le début des traitements alors que d’autres ne se manifestent qu’après plusieurs jours ou semaines.
Vous aimeriez également savoir quels effets secondaires disparaîtront rapidement et lesquels persisteront plus longtemps...
Posez les questions qui vous tracassent et n’oubliez jamais que chaque personne a une sensibilité différente.

 Les effets sur la bouche et le tube digestif

- Sécheresse de la bouche, irritation
Certains médicaments peuvent provoquer une modification du goût ou une sécheresse de la bouche.
La chimiothérapie peut irriter votre bouche (apparition d’aphtes, mucites ou ulcérations, brûlures qui sont douloureuses).
Nos conseils :
Les lésions de la bouche peuvent être traitées au moyen du laser athermique qui active la cicatrisation, diminue la douleur, et a un effet anti-inflammatoire.
Demandez à votre médecin, s'il le juge nécessaire, de vous prescrire ce traitement. Celui-ci est pratiqué à l'Institut Bordet.
Il est un complément aux conseils qui suivent :
- trempez votre pain dans le café, il sera plus facile à avaler
- avalez des petites quantités à la fois
- buvez beaucoup
- sucez des pastilles douces
- évitez les aliments trop épicés ou trop acides (tomate, orange, pamplemousse...)
- mangez des aliments doux (crème pudding...) ou froids
- évitez tout ce qui est irritant et qui augmente la sensation douloureuse (alcool, épices, sel, cigarettes), aliments acides (citron, vinaigre, moutarde...)
- choisissez un dentifrice "doux", demandez conseil à votre pharmacien
- réalisez un bain de bouche après chaque repas et avant le coucher (le produit vous sera prescrit par le médecin)
- enlevez votre dentier pour la nuit et même la journée entre les repas si l’inflammation de la bouche est trop douloureuse.

- Nausées et vomissements

Leur degré varie selon les médicaments utilisés et bien entendu en fonction de chaque individu. Ils peuvent apparaître avant, pendant ou après le traitement.
Au moment de votre traitement, on vous administre des médicaments anti-nausées; la prise de ces médicaments peut être répétée pendant et après votre chimiothérapie, à domicile.
Si tel est le cas, il est très important que vous preniez vos médicaments en dépit du fait que vous vous sentez malade.
Si malgré tout, vous ne constatez pas d’amélioration, parlez-en : différents produits existent et votre médecin pourra certainement trouver une médication plus adaptée à votre cas.
Vous ne devez suivre, entre les cures de chimiothérapie, aucun régime particulier.

Nos conseils :
- pendant le traitement, occupez- vous, distrayez-vous l’esprit par une activité que vous aimez (radio, Scrabble®, mots croisés, lecture, tricot,...)
- si vous vous sentez anxieux (ce qui est compréhensible), parlez-en au médecin qui pourra vous prescrire un médicament relaxant que vous prendrez avant votre chimiothérapie
- consommez, avant le traitement, de préférence un repas léger et évitez vos plats préférés
- évitez les odeurs qui augmentent les nausées (parfum, fumées, odeurs de cuisine), c’est votre jour de repos et l’occasion rêvée de vous faire servir
- buvez beaucoup entre les repas (limonade ou cola, eau), évitez les boissons qui irritent (alcool, café, thé), vous éviterez ainsi que votre estomac reste vide trop longtemps et vous remplacerez la quantité de liquide éventuellement perdue
- après le repas, reposez-vous dans la position assise plutôt que couchée
- optez pour des repas fractionnés

La constipation
Certains médicaments peuvent provoquer de la constipation.

Nos conseils :
- buvez beaucoup d’eau
- mangez des aliments riches en fibre (fruits, légumes, pain de son, etc.)
- si vous le pouvez, conservez un niveau normal d’activités, cela favorise l’élimination intestinale
- si la constipation persiste, demandez à votre médecin de vous prescrire un laxatif doux

La diarrhée
D’autres traitements peuvent, au contraire, provoquer de la diarrhée.
Si votre diarrhée persiste malgré ces quelques conseils, contactez sans attendre votre médecin qui vous prescrira un médicament adéquat.

Nos conseils :
- buvez beaucoup de liquides, de préférence tièdes pour remplacer ceux perdus par les diarrhées
- accordez votre préférence aux aliments pauvres en fibres (pâtes, fromages, bananes, riz)
- ne consommez pas d’aliments riches en fibres (fruits, légumes) qui favorisent l’élimination intestinale
- évitez tout ce qui irrite le tube digestif : épices, alcool, boissons pétillantes, féculents (haricots, pois, etc.)
- si vous avez la diarrhée, vous pouvez perdre du potassium (sel minéral qui est important pour votre organisme).
Dès que vous allez mieux, pensez à consommer des aliments riches en potassium (bananes, fruits secs, oranges, chocolat, raisins)

 Les effets sur les cheveux

Avec l’utilisation de certains médicaments, la chute partielle ou parfois totale des cheveux est possible.
Cette perte des cheveux, appelée alopécie, est un effet secondaire difficile à supporter psychologiquement. Vous devez savoir que cette chute est transitoire; les cheveux repoussent une fois le traitement terminé.
Il arrive parfois que leur texture et leur couleur soient un peu différentes qu’auparavant. Certains d’entre vous ont peut-être entendu parler de l’emploi d’un casque réfrigérant qui pourrait empêcher la perte des cheveux.
L’utilisation de ce système ne présente pas la même efficacité vis-à-vis de tous les traitements et peut présenter des inconvénients; pour plus d’informations, renseignez-vous auprès de votre médecin.

Nos conseils :
- faites une coupe de cheveux plus courte que d’habitude
- évitez les permanentes, les décolorations et les teintures (les produits utilisés sont en effet agressifs pour votre cuir chevelu), employez un shampooing doux (pour bébé)
- la perte des cheveux n’arrive pas du jour au lendemain, elle est progressive et débute souvent quelques semaines après l’administration du premier traitement. Il vous est conseillé, si vous perdez vos cheveux, de choisir une perruque relativement rapidement de façon à ce qu’elle ressemble le plus possible à votre coiffure habituelle
- il est conseillé de choisir une perruque en matière synthétique (pour une question de prix, de légèreté et d’entretien)
- après l’achat de la perruque, conservez votre facture et demandez un certificat médical à votre médecin spécialiste.
Avec ces deux documents, votre mutuelle vous remboursera une partie du prix d’achat.
Cette perruque peut être renouvelée tous les deux ans
- vous pouvez aussi, pour cacher la perte des cheveux, porter un foulard, un turban ou un chapeau. Ayez l’esprit créatif et coquet : la couleur du turban, du foulard peut être assortie à votre toilette. Beaucoup de femmes utilisent actuellement ces turbans comme accessoires de mode. Ces foulards plus légers et plus aérés que la perruque sont plus confortables à porter pendant la saison chaude.

 Les effets possibles sur la peau

Des allergies (démangeaisons, rougeurs, urticaire) doivent être immédiatement signalées pour être traitées et pour arrêter le produit responsable.
Les réactions les plus habituelles surviennent progressivement : sécheresse de la peau, acné, hypersensibilité au soleil.

Nos conseils :
- évitez au maximum les expositions au soleil et utilisez une crème écran total. Lors de l’utilisation de certains médicaments, l’exposition est totalement interdite
- pour l’acné, utilisez une lotion ou un savon adéquat
- pour la peau sèche, utilisez une lotion contenant de la lanoline
- l’utilisation de maquillage vous aidera aussi à cacher ces petites imperfections passagères
- un tracé rouge brun peut apparaître aux alentours de la veine qui a servi à l’injection du traitement; il est causé par l’irritation de la veine par les produits injectés : parlez-en à l’infirmière, elle réalisera un pansement avec une pommade qui calmera cet effet; l’administration ne se fera probablement plus par cette veine

 Les effets sur les organes sexuels

Chez la femme

L’emploi de certains médicaments va provoquer une irrégularité de vos cycles ou même une disparition de vos règles.
Les femmes ménopausées peuvent noter une augmentation des symptômes de la ménopause, principalement des bouffées de chaleur.

Nos conseils :
- pour les femmes non ménopausées, il est primordial de se prémunir contre toute grossesse éventuelle par un moyen de contraception efficace et compatible avec le traitement. Parlez-en à votre médecin, car la pilule est souvent contre-indiquée
- les médicaments utilisés pour votre traitement peuvent provoquer des malformations chez le foetus
- si vous êtes enceinte lors du diagnostic de la maladie, votre médecin prendra une décision en fonction notamment de l’avancement de votre grossesse
- après la fin de votre traitement, attendez l’accord de votre médecin avant d’envisager une grossesse.

Chez l'homme
Le traitement peut entraîner une diminution de la production ou de la qualité du sperme, donc de la fertilité.
Ne vous fiez pas à la stérilité pendant votre traitement comme moyen contraceptif garanti.
Il est préférable, pendant la période de traitement, que vous et votre compagne ou compagnon utilisiez un moyen contraceptif.
Avant de commencer votre traitement, vous pouvez déposer du sperme à la banque de sperme où il pourra être conservé et utilisé ultérieurement.
Il se peut également que des effets secondaires imprévus fassent leur apparition. Si vous remarquez des symptômes inhabituels, parlez-en à votre médecin ou infirmière.
N’hésitez pas lors des consultations à la polyclinique, de parler à votre médecin, et de lui poser toutes les questions relatives à votre traitement.
La plupart des effets secondaires engendrés par la chimiothérapie commencent à diminuer une fois les traitements terminés.
Rappelez-vous toutefois que chaque individu est différent et que cette période de "retour à la normale" varie selon les personnes. Cette phase de récupération dépend également de l’état de santé général du patient et des médicaments qu’il a absorbés.

Quels sont les effets secondaires possibles (2) ?

Les effets sur les cellules sanguines

Comme nous l’avons vu, la chimiothérapie agit sur vos cellules saines et c’est le cas notamment des cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).
Les globules rouges ont pour fonction essentielle le transport de l’oxygène. Les globules blancs assurent la défense de l’organisme contre les microbes.
Les plaquettes jouent un rôle dans la lutte contre l’hémorragie.
C’est pour cette raison qu’avant chaque séance de chimiothérapie, on effectuera une prise de sang, de manière à contrôler le nombre de ces différents éléments.
Si leur nombre est insuffisant, cela signifie que votre organisme n’a pas suffisamment récupéré et qu’il est préférable d’attendre quelques jours avant d’administrer le traitement suivant. Ainsi, durant les jours de repos supplémentaires, votre organisme va pouvoir rétablir l’équilibre de ces éléments.
Les contrôles sanguins permettent également dans certains cas d’adapter éventuellement la dose de médicaments.

 Déficit en globules rouges (anémie)

Les signes en sont :
- une plus grande fatigue
- un essoufflement au moindre effort
- des palpitations
Parfois, si ces symptômes persistent, votre médecin sera amené à vous transfuser pour vous rendre les globules rouges manquants.

Nos conseils :
- reposez-vous chaque fois que vous en éprouvez le besoin
- maintenez une alimentation équilibrée (poissons, légumes, oeufs, viande rouge)
- remuez-vous avec précaution pour éviter les vertiges (exemple : lors du réveil, asseyez-vous quelques instants au bord du lit avant de mettre debout)

Devant tout signe évoquant une infection tel que :
- température au-delà de 37,5°
- malaise
- frissons
faites appel immédiatement à votre médecin habituel, tout en étant prêt(e) à vous présenter à l’hôpital, quel que soit le jour ou le moment de la journée.

Déficits en globules blancs (diminution des défenses naturelles)
En agissant sur les cellules du sang, la chimiothérapie détruit momentanément une partie des globules blancs qui protègent votre corps contre les infections. Dès lors, vous risquez de vous infecter plus facilement qu’auparavant et vous prendrez davantage de précautions afin d’éviter au maximum le contact avec les microbes.

Voici quelques précautions qui vous aideront et vous protégeront :
- lavez-vous les mains fréquemment et n’oubliez jamais de les laver avant de manger et de boire et surtout après être allé aux toilettes
- évitez tout contact avec des personnes infectées
- afin d’éviter l’apparition de plaies dans la bouche, utilisez une brosse à dents douce et brossez-vous les dents délicatement. Si vous devez vous faire soigner les dents, demandez conseil à votre médecin
- pour éviter les coupures en vous rasant, utilisez plutôt un rasoir électrique
- couvrez-vous bien par temps froid et évitez les courants d’air
- évitez de manger des fruits et des légumes sans les laver et sans les éplucher, donnez votre préférence aux légumes cuits plutôt qu’aux crudités. Evitez si possible les viandes hachées et les fruits de mer.

Déficit en plaquettes (tendance à l’hémorragie)
Les plaquettes agissent sur la coagulation du sang pour éviter les hémorragies.
Une diminution des plaquettes vous rend plus fragile face aux blessures, coups et coupures.
Nos conseils :
- ne prenez jamais de médicaments contenant de l’aspirine (Aspro, Aspégic, Aspirine, etc.) qui altèrent les propriétés des plaquettes; optez pour des médicaments à base de Paracetamol (ex. : Dafalgan)
- utilisez une brosse à dents souple; si vous constatez des saignements de gencives, contentez-vous de bains de bouche
- demandez l’avis de votre médecin si vous devez vous rendre chez le dentiste ou subir une intervention chirurgicale
- évitez momentanément les sports ou activités où vous risquez de vous blesser
- soyez particulièrement attentif à ne pas vous brûler en cuisinant ou en repassant
- soyez prudent; si vous bricolez ou jardinez, portez des gants pour éviter les coupures
- évitez de vous moucher trop énergiquement
- lors d’un saignement qui persiste, vous pouvez également utiliser un glaçon (le froid ralentit le saignement)
- en cas de symptômes tels que saignements de nez fréquents, saignements des gencives, coloration noire des selles ou pertes de sang lors de l’élimination des urines et des selles, apparition sur votre peau de petites taches rouges violacées, mettez-vous rapidement en contact avec votre médecin.

 Les effets sur le système urinaire

L’élimination de certains médicaments peut changer de façon provisoire la couleur de vos urines (selon certains produits utilisés, elles peuvent être roses, vertes ou d’un jaune lumineux); il ne faut pas vous en inquiéter.
D’autres produits, par contre, peuvent être irritants et provoquer des sensations de brûlure ou de douleur lors de la miction.
Nos conseils :
- buvez beaucoup pour éliminer
- si les symptômes persistent, contactez votre médecin

Limiter les effets indésirables de la chimiothérapie

Parfois redoutables et toujours redoutés, certains effets secondaires d'une chimiothérapie peuvent être limités grâce à quelques principes simples à appliquer.

Les produits de chimiothérapie agissent sur les cellules en cours de division, sur les cellules cancéreuse comme sur les cellules saines. Cette destruction cellulaire explique en partie les effets indésirables.

Si l’intensité des effets secondaires est variable en fonction des individus et du traitement, quelques conseils simples à mettre en oeuvre permettent de limiter le désagrément.

Effets indésirables sur les éléments du sang

La chimiothérapie entraîne une diminution du nombre de globules rouges et/ou de globules blancs et/ou de plaquettes (avec un pic entre sept et quatorze jours après la cure). Pendant cette période, le risque d'infection est élevé. Il convient donc de :

·         surveiller la température

·         faire attention à la proximité des personnes enrhumées

·         éviter les lieux publics et les transports en commun

Effets indésirables et follicule pileux

Poils et cheveux poussent grâce à des cellules qui se multiplient rapidement à leur racine. Ces cellules sont particulièrement sensibles au traitement et leur chute peut survenir deux à trois semaines après la première cure. S'ils repoussent à l'arrêt de la chimiothérapie, quelques précautions permettent parfois de les ménager en cours de traitement :

·         utiliser des shampoings doux. Pas de brushing ou de couleur entre les cures

·         faire une coupe courte avant la première cure

·         porter un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie peut limiter la chute.

Effets indésirables et muqueuse buccale

Contre les mucites (inflammation des muqueuses) et gingivites accompagnant souvent la chimiothérapie :

·         se brosser les dents trois fois par jour avec une brosse à dents chirurgicale (extra-souple)

·         faire des bains de bouche 3 à 6 fois par jour

·         éviter les aliments acides (citron, vinaigre, …), les noix, le gruyère et l'ananas.

Effets indésirables et tube digestif

La chimiothérapie s'accompagne souvent de nausées et vomissements. Parmi les meilleurs moyens de lutte, retenir :

·         les traitements spécifiques proposés par le médecin

·         fractionner les repas dans la journée

·         boire des boissons fraîches et de l'eau gazeuse

·         éviter tabac, l'alcool et les mets épicés.

En cas de diarrhée, ne pas oublier de :

·         boire abondamment (eau, thé, café, bouillon, …)

·         privilégier les carottes cuites, riz et bananes

·         éviter les fruits frais, légumes verts et laitages

A contrario, en cas de constipation :

·         privilégier les fruits crus, agrumes, pruneaux, légumes verts

·         boire abondamment

 

Quelles précautions pendant le traitement ?

 

 Votre rôle auprès de la personne malade est souvent à la fois d’ordre matériel et psychique. Une fois les traitements instaurés, quelques dispositions peuvent améliorer son cadre de vie. Il s’agit principalement de gérer les effets secondaires que rencontre votre proche, notamment ceux en rapport avec la chimiothérapie.
 

  • La chambre du malade peut être aménagée pour augmenter son confort. La disposition de la pièce par rapport aux autres espaces de la maison est aussi importante. Idéalement, la chambre du malade doit être :
    - Au rez-de-chaussée. Sinon, installez une barre d’appui sur les escaliers.
    - Eloignée de la cuisine, en raison des odeurs fortes.
    - Eloignée de la salle de séjour (du bruit ) afin qu’il puisse mieux récupérer.
    - Près des toilettes pour ses déplacements les jours suivants.
    - Equipée de rideaux épais ou de stores pour éviter la lumière trop forte.
    - et d’un deuxième lit pour que l’aidant puisse éventuellement y passer les premières nuits.

- Les vomissements sont fréquents pendant la première nuit, et peuvent se prolonger 2 ou 3 jours : prévoyez donc une bassine au chevet du malade.
- Les vomissements donnent soif : mettez de l’eau en quantité suffisante à sa portée.
- La fatigue étant importante les premiers jours, prévoyez un bassin à urine (ou un urinoir) pour minimiser les déplacements.
- Les nausées accompagnent les vomissements et peuvent aussi se prolonger 2 ou 3 jours : le patient préférera des bouillons ou des soupes légères.
- Dans la salle de bain, posez des tapis antidérapants. Dans la douche ou la baignoire, installez un siège.
- Mettez tous les traitements à portée de main du malade, notamment ceux contre les vomissements et la douleur.
- Il est possible que le traitement prévoit quelques injections sous-cutanées, principalement contre la douleur. Si vous devez le faire, soyez sans crainte : c’est un geste simple et sans risque.
- Une personne sous chimiothérapie est sensible aux infections. Evitez le contact trop rapproché et interdisez à toute personne ayant une grippe ou autre infection de l’approcher de trop près.
- Organisez les visites des autres membres de l’entourage : si le malade est d’accord, il est préférable de ne pas recevoir de visites les premiers jours. Par la suite, organisez-les en respectant ses horaires de repas et de sommeil. La présence simultanée de plusieurs personnes permet de ne pas multiplier les dérangements. Veillez à ne pas dépasser 5 personnes (ou deux enfants et un adulte) pour limiter le bruit. Expliquez aux enfants que la personne a besoin de repos. 
 

La maladie implique des traitements longs, contraignants pour le patient et son entourage. Votre santé physique et morale, ainsi que celle de votre proche malade, aura grand besoin de se ressourcer, à un moment ou à un autre. Pensez à l’énergie que vous pouvez tirer d’un voyage de quelques jours dans un cadre qui change du quotidien. Avant de filer à la campagne ou en bord de mer, voici quelques éléments à vérifier.
  

Quand partir ?
 

Pour mettre toutes les chances de réussir vos vacances de votre côté, mieux vaut les prévoir à l’avance et s’assurer que chaque point a été vérifié et validé.
 

- Quel que soit le traitement suivi ou l’état de votre proche, le médecin traitant doit vous donner son accord pour permettre au patient de s’éloigner quelque temps.
- Si vous souhaitez voyager entre deux cures de chimiothérapie, le médecin contrôlera surtout les bilans sanguins. Il s’assurera que la chimiothérapie n’a pas eu de toxicité sur le sang, et qu’il n’y a notamment pas de risque d’infection ou d’hémorragie dans les jours qui suivent.
- Si votre proche a subi une intervention chirurgicale, vous devrez attendre, entre autre, que les cicatrices soient complètement guéries. Votre médecin vous apprendra le cas échéant, à changer vous-même les pansements, si toutefois cela est possible.
- Choisissez la date avec votre proche et son médecin en fonction également de l’état général du patient. Pour profiter pleinement de votre séjour, évitez les périodes où le patient est trop fatigué ou a une petite baisse de moral.
- Evitez les destinations à risque, trop isolées ou trop lointaines, où l’intervention d’une équipe médicale et/ou paramédicale serait difficile.
 

 Cas de l’hospitalisation à domicile (HAD)
 

Si votre proche bénéficie d’une hospitalisation à domicile et que vous comptez partir quelque part en France, sachez que des solutions existent.
- Soit le traitement suivi peut être remplacé temporairement par un substitut oral, lequel ne nécessite pas de prise en charge particulière. Il suffit de prévoir le transport ou la fourniture des médicaments.
- Soit le suivi nécessite absolument une prise en charge par des professionnels, et la région ou la ville où se rend le patient possède un service d’HAD. Dans ce cas, l’assistante sociale prend contact avec le service en question et transmet (sous pli) les données importantes du dossier médical du malade et l’ordonnance du médecin traitant. Une fois le patient sur place, l’HAD locale prendra le relais à la date prévue.
 

Les précautions à prendre
 

Avant de partir, quelques précautions s’imposent. Dans la mesure où votre proche suit des traitements particuliers, il ne faut pas les interrompre.
- Emportez avec vous la quantité suffisante de médicaments pour couvrir la totalité du séjour. Ayez sur vous de quoi tenir quelques jours de plus que prévu.
- Veillez à ce que votre proche ne conserve pas tous ses comprimés dans un même sac. En voyage, mieux vaut répartir les médicaments en différents endroits. Conservez-en quelques uns sur vous, par exemple.
- Prévoyez une petite poche isotherme ou une boite réfrigérante pour les médicaments qui nécessitent une conservation à certaines conditions de température.
- Emportez toujours une ordonnance rédigée par le votre médecin traitant, au cas où vous auriez à vous procurez des médicaments sur place.
- Demandez à votre médecin quels documents vous devez emporter (courrier, compte-rendu, bilan…), au cas où une équipe soignante sur place en aurait besoin.
 

 Avec l’accord de votre médecin et si votre proche malade en exprime l’envie, pourquoi ne pas envisager un voyage à l’étranger ? Avant de faire vos bagages, sachez tout de même que le passage des médicaments aux frontières se fait selon certaines règles.
 

 Un formulaire spécifique
- Lorsque vous voyagez au sein de l’espace Schengen (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal et Suède) et que vous transportez des médicaments, vous devez demander à la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) du département où exerce le médecin prescripteur, un formulaire par médicament prescrit.
- Complétez les rubriques 4 à 11 de ce formulaire et transmettez-le à la DDASS, qui se chargera de remplir certaines parties. Elle vous renverra ensuite cette autorisation dûment validée.
- Si le déplacement ne s'effectue pas à l'intérieur de l'espace Schengen, une ordonnance médicale doit être présentée aux services douaniers. Elle doit notamment comporter la date de rédaction, la posologie et la durée de validité.
 -  Mieux vaut prévoir également une ordonnance médicale destinée au médecin local indiquant pourquoi la personne malade a besoin de ces traitements (certains pays, comme ceux de Moyen-Orient, le demandent expressément).
 - Faites rédiger ces ordonnances en anglais, si vous voyagez dans un pays non francophone.
 

 Le cas particulier des médicaments stupéfiants
 

- Si les médicaments prescrits à votre proche sont dans la classe des stupéfiants, leur transport hors des frontières répond à des dispositions bien particulières.
 - Dans l'espace Schengen, vous devez présenter aux services douaniers un certificat médical, établi par une autorité administrative du pays de résidence (pour la France, il s'agit de la DASS). Ce document précise la quantité de médicaments stupéfiants qui peut être transportée.
 - Les conditions de délivrance de ce certificat sont disponibles à la Direction générale de la santé, bureau du médicament, 8, avenue de Ségur - 75350 Paris 07 SP.
 

 Des documents à ne pas oublier :
 

- Le certificat médical ou l'ordonnance. Omettre de les présenter à la douane constitue « une infraction d'importation ou d'exportation sans déclaration de marchandises prohibées ».
- Ce délit est passible d'un emprisonnement maximum de trois ans et d'une amende comprise entre une et deux fois la valeur de l'objet de fraude.
- Si vous avez le moindre doute, prenez contact avec l’ambassade du pays dans lequel vous vous rendez pour tenir compte de la législation.
 

 

 

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