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 H1N1 : La polémique

20/8/2009

H1N1 : La polémique

Tout a peut-être commencé quand Donald Rumsfeld est arrivé à la Maison-Blanche. Auparavant, il était le président d’un laboratoire pharmaceutique californien, Gilead Sciences. Dans un reportage publié au plus fort de la crise de la grippe aviaire en 2005, Fortune Magazine a décrit Gilead«comme l’une des entreprises les plus politiquement connectées dans le secteur de l’industrie biotechnologique».

Ce laboratoire détenait les droits de brevet mondial du Tamiflu qu’il avait élaboré. Les droits de commercialisation ont été cédés aux laboratoires«Roche», avec une contrepartie de 10% sur la vente de chaque boîte. Très tôt,le secrétaire à la Défense a fait budgéter plus de un milliard de dollars pour stocker le Tamiflu en prévision d’une épidémie du virus H5N1. Il est suivi parle président Bush qui demande au Congrès l’acquisition de stocks pour 2milliards de dollars de plus. Le secret de Rumsfeld ayant été éventé, un communiqué du Pentagone informe que son secrétaire Rumsfeld avait décidé de ne pas vendre ses actions de Gilead. Le geste aurait, selon le communiqué, entaché la transparence des choses. Le résultat est que le prix des actions de Gilead agrimpé de 700 % en quelques semaines.

La presse de l’époque s’est enflammée, mais l’affaire est tombée dans l’oubli. Mais cela repart avec le virus H1N1, et plus fort. Cette fois-ci,c’est l’ensemble de la planète, terrorisée par une campagne de très grande envergure, qui s’arrache le fameux antiviral. Du moins ceux qui en ont les moyens à 12 euros la dose d’antiviral. Signalons que plus de 90% de la capacité mondiale de production se situe actuellement en Europe et en Amérique du Nord.

Parti du Mexique, le virus est suivi à la trace et au cas par cas. Il gagne un grand nombre de pays et des statistiques quotidiennes sont livrées par l’Organisation Mondiale de la Santé, relayée par la grande presse. La même organisation y va de ses niveaux d’alerte :1,2,3,4,5…On attend l’hécatombe.Le pèlerinage à La Mecque plonge dans la controverse. La terreur s’installe. Un éternuement et c’est la course aux urgences . On dit que les hôpitaux risquent d’être submergés et de ne plus pouvoir, dans ce cas, traiter les autres malades.

Mais que dit la médecine à propos des cas traités? On apprend que la majorité des personnes qui contractent le virus sont atteintes de la forme bénigne de la maladie et guérissent sans traitement antiviral ni soins médicaux. Quand le cas est plus grave, il est provoqué par le fait que, dans plus de 50% des hospitalisations, le malade présentait d’autres maladies ou un système immunitaire affaibli. En résumé, la plupart des gens guérissent chez eux. C’est l’OMS qui nous le dit. Elle ajoute que : « Il faut consulter un médecin en cas de difficultés respiratoires ou si la fièvre persiste plus de trois jours. Les parents doivent consulter un médecin si leur enfant respire rapidement ou difficilement, s’il a de fièvre de façon constante ou s’il a des convulsions. «  Elle insiste : «Dans la plupart des cas, il suffit que le malade reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique. Jusqu’à présent, la plupart des personnes qui avaient contracté le nouveau virus A(H1N1) ont présenté des symptômes de type grippal et se sont rétablies sans traitement antiviral.» Cette grippe serait alors similaire à une grippe classique et les données de l’OMS affichent un taux de mortalité de l’ordre de 0,6% dans le monde et 0,2% en Europe. Ce qui équivaut au fait que pour 199 personnes sur 200 la grippe H1N1 reste une grippe ordinaire.

L’on apprend encore que la grippe saisonnière provoque 3 à 5 millions de cas de formes graves et tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année et que le paludisme touche encore 40% de la population mondiale. Il infecte plus de 500 millions de personnes par an et en tue plus de un million. Ce dernier est en expansion depuis des années mais n’occupe pratiquement aucune ligne de la presse écrite et aucune minute des émissions télévisées.

Ignorées par le vacarme médiatique, des voix tentent tant bien que mal de rétablir un peu de raison. Grâce à elles, on découvre que les essais cliniques n’ont pas montré une efficacité extraordinaire du produit, quand cette efficacité sur la grippe a été considérée par la commission de la transparence en France comme apportant un service qui est trop insuffisant pour proposer son remboursement à 70% par l’assurance maladie, en cas de grippe saisonnière. Il y a aussi cet événement qui s’est produit en France, en avril 2009, un enfant de retour de Cancun au Mexique avait le virus H1N1. Son école a été fermée et les266 enfants ont reçu l’antiviral pendant 10 jours. La moitié des enfants ont eu des effets secondaires: 31% se sont sentis malades, 24% ont eu des maux de tête et 21% des maux d’estomac. On rapporte de plus, que 17% se sont sentis fatigués, 11% ont vomi, 8% ont eu des difficultés à se concentrer et 7% ont eu des diarrhées. Il existe aussi une une étude menée par le centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) qui révèle que le Tamiflu distribué à titre préventif à des enfants non malades présents dans une école anglaise a eu de nombreux effets secondaires non négligeables. Ces informations ont fait long feu.

L’argument des alarmistes est que les grippes saisonnières causent chaque année entre 250 000 et 500 000 décès. Mais, l’OMS prévoit que deux à trois fois plus de personnes pourraient être touchées que pour une grippe saisonnière habituelle. Le taux de mortalité étant le même que la grippe saisonnière, cela se traduirait par deux à trois fois plus de morts : entre 750 000 et 1 500000 morts. Le Tamiflu écourterait la période de contagion de un jour, ce qui ralentirait la progression de la grippe d’autant.

Cette semaine, Sanofi PASTEUR, la filiale vaccins de Sanofi-Aventis, a annoncé avoir débuté, aux Etats-Unis et en Europe, des essais cliniques pourtester sur environ 2.000 personnes son vaccin en développement contre la grippe A/(H1N1).

Ce vaccin, aussi, semble poser des problèmes parce qu’il serait un produit combiné pour le H5N1 et le H1N1, que l’adjuvant est du MF59 destructeur pour l’immunité et qu’il favorise les commutations, c’est à dire la transmission du patrimoine génétique d’un virus mort ou atténué à des cellules saines qui en retour ouvre la voie à une mutation génétique de virus in vivo. Le danger serait que la combinaison du H1N1 très contagieux (non mortel) au H5N1 non contagieux mais mortel on obtient un HxNx très contagieux et mortel. L’OMS en dit que : «La fabrication de certains vaccins contre les pandémies nécessitent de recourir aux nouvelles technologies ; car leur impact sur la sécurité de certains groupes de population n’a pas encore été suffisamment évalué…» Le pire est que la vaccination, qui s’imposerait à tous, en cas de pandémie déclarée par l’OMS, se ferait avec des souches vaccinales non expérimentées.

La théorie du complot fait son chemin, appuyée par l’image morale peu reluisante des protagonistes et les mensonges érigés en vérité par les tenants du monde. Concluons avec deux avis de poids, celui du professeur Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial contre le sida, qui déplore que«lorsque les pays développés le veulent, ils peuvent dégager aussitôt des milliards d’euros et de dollars», alors que, dans le même temps, ces mêmes pays ont remis en cause leur engagement financier dans la lutte contre le sida lors du dernier G8 et celui de Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales et ancien président de la Croix-Rouge française, qui trouve que ce «feuilleton de l’été 2009» est «indécent» devant des drames sanitaires dans d’autres régions du monde.

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : http://www.lesdebats.com

 

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