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 Cancer de la prostate précoce et à bas risque : le traitement peut attendre

12/9/2009

Cancer de la prostate précoce et à bas risque : le traitement peut attendre

De petites tumeurs cancéreuses de la   prostate jugées à bas risque, peuvent ne pas être traitées pendant plusieurs   années sans accroître le risque de mortalité, selon une recherche parue lundi   dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).    
"Grâce au test sanguin PSA (antigène prostatique spécifique), depuis 23 ans   nous détectons des cancers de la prostate beaucoup plus tôt", explique le Dr   Martin Sanda, professeur de chirurgie à la Faculté de médecine de l'Université   de Harvard (Massachusetts, nord-est), principal auteur de l'étude.    
"Ce test permet de diagnostiquer des tumeurs de la prostate tellement   minuscules qu'elles ne posent pas de danger à court terme et éventuellement   même sur le long terme", précise-t-il dans un communiqué.   
 Le test permet aussi "aux médecins de commencer beaucoup plus tôt et avec   succès des traitements agressifs de cancer de la prostate à haut-risque",   ajoute-t-il.     Le Dr Sanda a examiné les données d'une vaste étude comptant 51.529 hommes   suivis depuis 1986.    
Un cancer a été diagnostiqué chez 3.331 participants entre 1986 et 2007.   D'autres analyses ont indiqué que 342 participants, soit un peu plus de 10%,   ont décidé de retarder le début d'un traitement d'un an ou davantage.    
Dix à quinze ans après, la moitié de ceux ayant choisi d'attendre,   n'avaient toujours pas commencé à être traités.    
Les auteurs de l'étude ont alors analysé toutes les données médicales de   tous les patients, huit ans en moyenne après leur diagnostic, et établi des   comparaisons entre ceux ayant opté pour un traitement agressif (chirurgie,   radiothérapie ou thérapie hormonale) et ceux ayant décidé d'attendre avant   d'être traités.   
 "Nous avons constaté que le taux de mortalité était très bas parmi les   hommes
atteints d'un cancer de la prostate à bas risque", précise le Dr Sanda.    
"Nos analyses montrent aussi que seulement 2% des hommes atteints de cette   catégorie de cancer de la prostate et ayant retardé le traitement sont décédés   comparativement à 1% chez ceux souffrant d'un cancer comparable et qui ont   commencé aussitôt un traitement", ajoute-t-il, notant que cette différence est   statistiquement insignifiante.    
"Les résultats de cette recherche montrent que la plupart des hommes chez   qui on a diagnostiqué un cancer de la prostate à faible risque et retardant le   traitement de huit ans en moyenne --et jusqu'à vingt ans après le diagnostic--   se portent très bien", souligne le médecin.     
Ces hommes ont pu "éviter les désagréments fréquents des traitements   contre le cancer de la prostate (...)", conclut le Dr Sanda.    
Le cancer de la prostate est classé en trois catégories: les grosses   tumeurs à croissance rapide, les tumeurs intermédiaires et les petites tumeurs   qui se développent lentement.    
Selon une autre recherche publiée lundi, le test PSA a entraîné un   sur-diagnostic des cancers de la prostate depuis 23 ans.    
Cette étude parue dans le "Journal of the National Cancer Institute",   indique que le cancer de la prostate a été diagnostiqué, depuis la   commercialisation de ce test en 1986, chez 1,3 million d'hommes qui ne   l'auraient pas été auparavant.     
Parmi eux, un million ont été traités contre ce cancer, subissant   "inutilement les désagréments du traitement, les conséquences financières et   l'angoisse engendrée par cette expérience", selon l'étude.    
Depuis 1986, l'augmentation du nombre d'hommes chez qui on a diagnostiqué   un cancer de la prostate a plus que triplé chez les hommes âgés de 50 à 59 ans   et a été multiplié par sept chez les moins de 50 ans.    

SOURCE : http://www.elmoudjahid.com

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